mercredi 11 novembre 2009

Quelques jours...là...

Quelques jours là.....marre de la pluie... du ciel gris
Je reviens en début de semaine
@ bientôt
M



vendredi 6 novembre 2009

Il pleut...chorégraphie...mélancolie


Il pleut sur la ville endormie
J’entends le bruit de l’eau sur les pavés
Le ruissellement dans les gouttières qui débordent
Dans un carnet quelques mots dépouillés
Comme les fleurs une à une effeuillées
Des petits cœurs griffonnés entre les lignes
Et des mots qui dégoulinent en lambeau de phrases
S’emmêlent tels des graffitis sur les murs
Se bousculent sous les ratures
S’abandonnent en pleins et déliés
Comme des bateaux drossés contre les quais
Les dernières ramures de givre s’effritent
Quelques rares feuilles s’envolent en tourbillons
Le vent a lissé les cabosses des mots
Les ombres des arbres offrent leur dénuement
La ville s’éveille dans un profond silence
Le ciel est gris, sombre comme un crépuscule
Avec des nuages drapés de gros grain …..
Les mots chuchotent en équilibre instable
Les mots chuchotent en équilibre instable
Mes pensées…mes frissons… à fleur de peau
Il manque des pages au carnet à spirales
Comme il manque des mots à cette histoire
Absence dans la présence du jour
Où le froid envahit chaque espace
Pour ralentir la fuite du temps
Chorégraphie de l'infini dans l'instant
Sur le voyage sans bagage des nuages
La pluie joue des notes de blues
Mélancolie dans l’onde des mots
Qui font des ronds dans l’eau
Les pages tournent en ronde folle
Tels les manèges de mon enfance
L’aube est pâle comme une nuit sans étoiles
Sur la dernière page de ce carnet
Au verso de quelques mots inachevés
Deux lignes d’une écriture penchée
Sous un coquelicot éclatant de rire
Comme un soleil au creux de mon cœur
La ville est si belle tout à coup sous la pluie




lundi 2 novembre 2009

Rompre les amarres



Lentes et troublantes esquisses
Frémissements imperceptibles
Caresses de rêves endormis

Jusqu'au bord du désir
Il y a une ivresse du silence
Un vertige … presque une volupté

Effluve d'un murmure
Frêle et fragile
Comme une respiration abandonnée

Entre deux souffles retenus
Au creux de cette immensité
Là où l'amer est étale

Les rêves se blottissent les coquillages
Lissent les écailles d’argent des poissons
Dans des frissons d’écume

Loin des rivages bruyants
Egarer l’ancre
Rompre les amarres

Suivre l’appel
De l’intime horizon
Frôlement d’aile




vendredi 30 octobre 2009

Une aube.....un rivage...un souffle



Un souffle dans la nuit qui s'efface
Le vent décoiffe le ciel écorchant
Mes mots aux récifs de mes souvenirs
Gommant les brouillards et les tristesses
Un murmure ...une rumeur
Un bruit venu d’ailleurs
Une sorte d’écho au jour
J’ai déposé mes larmes de pluie
Dans le silence de l’aube
Frôlement d’instants suspendus
Froissement de secondes
Retenue à ma respiration contenue.
Juste une pause, une suspension
Une journée qui s’éveille
Qui prend son vol dans la rosée
Le temps s’étire, presque immobile
Le rire à ses brisures comme ses éblouissements,
Juste portée par le désir du vent
Un envol des peurs dans ce grand silence
Les vagues caressant le rivage
Sous les éclaboussures du soleil
Couleurs en ricochés
Les mots se taisent et laissent place au silence du regard.
J'entends la musique
Et les chants en corps-accords retrouvés
Caresses qui se rassemblent
Fusionnent en infinie douceur,
Se toucher du regard, se délester du pesant
En brise parfumée l’automne m’emporte
Au loin les oiseaux m’appellent
L’écume d’émoi en vague ourle le rivage
Une lumière …une larme de pluie …une histoire….qui s’éveille…
Une pensée…une journée... à apprivoiser
J’aime les caresses salées du vent du large.
A même le cœur à jamais gravée…
Quelques lettres…des mots
Du jour naissant au bord du temps


lundi 26 octobre 2009

ELLe a clos les volets



ELLe a clos les volets de la maison
Oublier…
Ne jamais revenir….
Jamais.
Ne plus rien dire
Ne plus rien entendre
Effacer toutes traces
Garder les cicatrices
De sa mémoire douloureuse
Les rêves asséchés
Par des torrents de larmes
Ont épuisé son corps
Vivre en sursis
Jusqu’à son dernier souffle
La nuit…le jour
La lumière et l’ombre
N’ont plus aucune importance
Inutiles les heures
Tombent une à une
La chute est sans fin
ELLe ne voit rien… où plus grand chose.
Juste des ombres chinoises
Plus de soleil… de ciel…de nuages
Replié dans les voiles d’un l’oubli
Un linceul noir et blanc.
Trop de silence
Ou des mots à peine audibles
Au goût de sel
Sur une table des feuilles jaunies
Froissées par l’absence
ELLe a immolé ses mots
Sur ce champ de ruine de sa vie
Les vagues déchaînées rugissent
Et atteignent le pied de la dune
Arrachant le sable grain à grain
Dans des éclaboussures de cuivre
Elle a froid
Derrière les volets clos
Les brumes envahisent son coeur
Dans le
silence du matin


vendredi 23 octobre 2009

Chuchotis des heures



J’écris jusqu’au bout de la nuit
Comme une eau perdue au fil de l'instant
Navigation incertaine, presque hésitante
Toujours au bord d'un naufrage
Dans l’interstice entre les songes
Et le chuchotis des heures
Laissant s’envoler les syllabes
Comme une vague, flux ininterrompu
Comme un désir qui expire dans un râle
Les mots retiennent mon souffle
Souvenirs, présence invisible
Dont j'ouvre des pages
Présence en souvenir
Absence en devenir.
J’écris sur toutes mes factures
Sur la danse de nos rires
Où se dessine les partitions
En émotion de silences complices
Et de rêves d’infini partagé
L’espace s’est déplié le temps multiplié
Demain chuchote des possibles
J’écris jusqu’au bout du jour



lundi 19 octobre 2009

Le jour se lève enfin



J’arrache mon armure de pleurs
Je sors enfin mon cœur du néant...
J’ai rangé au fond du tiroir
Toutes mes blessures et les morsures
J’ai enfoui au fond de ma mémoire
Tout mon désespoir et mes déchirures.
J’ai rassemblé tous ces morceaux de rêves
Eparpillés par le vent du dérisoire
J’ai fermé la porte à tous ces mensonges
Briser le vase des chimères, oublier mes errances....
Le souffle des maux encombrait mon cœur
Effaçant peu à peu toute espérance.
Trop de questions se bousculaient
Elles se cognaient frénétiques
Des nuages assombrissaient mes yeux
Et engendraient la tempête.
Qui assassinait mes rêves...
Et noyait mes étoiles
Dans les flots sombres de la nuit
Je marche en équilibre sur un fil
Mon cœur est encore si fragile...
Une musique m’effleure et me caresse
Je balbutie des mots qui tanguent
Et tremblent en moi troublés par le silence
Mais le soleil se couche amarante
La nuit défroisse ses voiles d’organdi bleu
Et tel un papillon prend son envol
Les rêves sont suspendus aux étoiles
Je défie l’horizon sur la crête des vagues
Et j'effeuille mes mots caressés par l’écume.
L’un après l’autre ils apprivoisent
Mes silences et mes rêves enfouis
Dans ce ciel qui s’aquarélise de mauve

Le jour se lève…enfin