vendredi 27 novembre 2009

…J’aime ces trois petits points en suspension

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J’ai envie de bonheur… un bonheur tout simple, un sursaut, un bond dans l’inconnu.., me lever le matin et sourire, sentir un parfum, trouver un pull oublier sur une chaise, un mot inachevé, l’écho d’un rire en filigrane et ne pas avoir peur, être presque confiante… voilà c’est bleu...

J’ai envie de ce bleu, besoin pour me retrouver, pleinement respirer un bol d’irréel, pour me convaincre de ce réel

Et ce bleu m’est vital, c’est là sur la grève désertée devant la mer, juste avant l’orage, lorsque le ciel s’habille de gris, que les flots préparent leur assaut... un bleu fait de vert, de silence hurlant, de sable, mon bleu…

L’écume chante à mes pieds, le vent s’engouffre indiscipliné, joueur, rageur, nettoyant jusqu’à la moindre trace d’encre…
Je ferme les yeux et je disparais... je suis la mousse bleutée de l’écume s’échouant en murmures sur le rivage, le grain de sable virevoltant au gré du vent, la vague ondulante brassant les fonds marins... je ne suis plus que moi….

Ma peau frémit au cri émis par l’oiseau, je peux sentir ses battements d’ailes, chaque plume indépendante et pourtant solidaire, je vole vers ma liberté...

J'ai mis la mer au secret dans mes pensées, j’ai gravé ces remous et son chant, ses couleurs et son goût bien au chaud dans mon cœur…mais j’ai besoin de temps en temps de la sentir m’étreindre… m’envelopper... me noyer dans son bleu, corps et âme.

…j’aime ces trois petits points en suspension… comme pour reprendre son souffle, ces trois points hors du temps…un silence en partance sur un autre rivage...


Mais quand tu es là… tu es tout ça… tu es

... Un « Nous », arrivé en silence et.....déjà si intense



dimanche 22 novembre 2009

Nuit...à l'encre de chine...

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Le jour s’essouffle…les bruits environnants perdus dans l’infini, martèlent de leur impatience les heures….

La course du soleil est suspendue…temps qui s’enfuit…temps qui s’absente…comme un piano désaccordé …mais l’archer du violoncelle glisse sur les cordes dans un dernier adagio
Les ombres écrasées… se lézardent …puis disparaissent laissant derrière elles des traînées de poussière … d’or et d’argent… d’encre de chine…

Le jour replie sa lumière... se retire emportant les paysages exténués, et toutes leurs couleurs aux nuances fatiguées

Le silence s’insinue… s’accompagne de points de suspension… juste un cri…puis un souffle … une longue plainte et enfin un dernier soupir… comme un point… un point final…

Le temps se perd et se heurte au silence… glissant entre le mot à mot… s’insinuant dans le corps à corps… contournant les interdits… l’envers des mots…entre cris insoumis et soupirs contestés

Le jour trahit la nuit… ne lui laissant que le silence … les étoiles s’allument en silence.... la lune tamise le silence…dans ses voiles de mousseline…qui se déploient en silence…

La nuit est là... tout devient illusion…même ce murmure qui gronde au loin… écho du silence qui ricoche dans le vide… le néant… dans ce ciel de mystère…




jeudi 19 novembre 2009

Tes lèvres sur mes mots

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Pour Toi.... ces quelques lignes ...

J'aime mes lettres à contretemps…à contre-courant... mes courriers me surprennent souvent... Ils sont si osés, il m'arrive de les détruire au lever du jour...

J'ai du mal à comprendre l'intimité de cette écriture... Je veux parler de ces mots écrits d'un seul bloc que je ne prends pas la peine de sculpter pour rendre la lecture plus facile. Alors je reste avec ce mystère et glisse vers les mots suivants…puis obstinément je reviens…

Je les trouve fermés à double tour.... je vais plus loin et tout semble plus simple…mais les mots abandonnés…les mots que je n'ai pas pu écrire, ces mots étranges... sont devenus étrangers et m'obsèdent toujours... .

C'est ce petit rien….comme un vouvoiement qui m'intimide un peu et me fait rougir souvent…

Par sa faute j'ai déjà déchiré quelques pages d'heures ... des heures trop confiantes…trop sensuelles

Cet aveu arrive bien tard...mais ne me refuse pas cet instant de vérité...
J'aime ce moment exquis où je te sais lire ma lettre...

Tu es si loin... et pourtant je sens ton souffle...Tu es là contre-moi et je sens ton désir s'éveiller au plus profond de toi. Je pourrais presque entendre ta voix me guider dans ces chemins secrets…la chaleur de ton corps qui m'atteint en plein vol de mes sens... Vertige....

Mes doigts qui se crispent un peu plus sur tes épaules…cœur d'amour assoiffé…moments fragiles...
Le temps s'arrête... et tu reprends ta lecture.
Tu poses tes lèvres sur mes mots...
Les bruits se décomposent…le froissement du papier a une résonance érotique quand il est entre tes mains...

Je devine ton trouble…. en cet instant...
Les mêmes images nous confondent dans notre désir…cet instant où tout bascule…où nous restons sans force…sans pensée…glissant dans cette infinitude…de spasmes en spasmes jusqu'à l'épuisement final…

L'éloignement rend ce désir plus intense…il va au delà du tolérable....du supportable....de l'infini.....de l'impossible.....

Oui.. j'écris... pour toi comme jamais je ne pensais pouvoir le faire.. j'ignorais ce plaisir de l'écriture avant toi…

Je t'écris...

Garde précieusement la clé du tiroir secret où tu enfermes toutes ces émotions tendres...Garde-moi près de toi... et apprends-moi le secret de ces mots...

Que je t'écris...sans pudeur et avec tant de frissons...

Uniquement pour Toi




dimanche 15 novembre 2009

Là...où les vagues m'emportent



Entre océan et mer
Sur la page des presque-mots jaillissent
Lentes et troublantes esquisses
Frémissements imperceptibles
Caresses de rêves endormis
Jusqu'au bord du désir
Il y a une ivresse du silence
Un vertige presque une volupté
Un fragment de " je t'aime "
Effluve d'un murmure
Frêle et fragile
Comme une respiration abandonnée
Entre deux souffles retenus
Au creux de l'océan
Là où l'amer est étale
Le vent soupire sa mélopée
Glissant entre les rimes
A l'heure où les mots
Hésitent et voguent
Se chiffonnent dans les rêves
En bouquet d'alexandrins
Dans un corps à corps
Rompant la cadence
Les mots chantent en prose
D'impalpables frissons
De "je t'aime"
Entre mer et océan


mercredi 11 novembre 2009

Quelques jours...là...

Quelques jours là.....marre de la pluie... du ciel gris
Je reviens en début de semaine
@ bientôt
M



vendredi 6 novembre 2009

Il pleut...chorégraphie...mélancolie


Il pleut sur la ville endormie
J’entends le bruit de l’eau sur les pavés
Le ruissellement dans les gouttières qui débordent
Dans un carnet quelques mots dépouillés
Comme les fleurs une à une effeuillées
Des petits cœurs griffonnés entre les lignes
Et des mots qui dégoulinent en lambeau de phrases
S’emmêlent tels des graffitis sur les murs
Se bousculent sous les ratures
S’abandonnent en pleins et déliés
Comme des bateaux drossés contre les quais
Les dernières ramures de givre s’effritent
Quelques rares feuilles s’envolent en tourbillons
Le vent a lissé les cabosses des mots
Les ombres des arbres offrent leur dénuement
La ville s’éveille dans un profond silence
Le ciel est gris, sombre comme un crépuscule
Avec des nuages drapés de gros grain …..
Les mots chuchotent en équilibre instable
Mes pensées…mes frissons… à fleur de peau
Il manque des pages au carnet à spirales
Comme il manque des mots à cette histoire
Absence dans la présence du jour
Où le froid envahit chaque espace
Pour ralentir la fuite du temps
Chorégraphie de l'infini dans l'instant
Sur le voyage sans bagage des nuages
La pluie joue des notes de blues
Mélancolie dans l’onde des mots
Qui font des ronds dans l’eau
Les pages tournent en ronde folle
Tels les manèges de mon enfance
L’aube est pâle comme une nuit sans étoiles
Sur la dernière page de ce carnet
Au verso de quelques mots inachevés
Deux lignes d’une écriture penchée
Sous un coquelicot éclatant de rire
Comme un soleil au creux de mon cœur
La ville est si belle tout à coup sous la pluie




lundi 2 novembre 2009

Rompre les amarres



Lentes et troublantes esquisses
Frémissements imperceptibles
Caresses de rêves endormis

Jusqu'au bord du désir
Il y a une ivresse du silence
Un vertige … presque une volupté

Effluve d'un murmure
Frêle et fragile
Comme une respiration abandonnée

Entre deux souffles retenus
Au creux de cette immensité
Là où l'amer est étale

Les rêves se blottissent les coquillages
Lissent les écailles d’argent des poissons
Dans des frissons d’écume

Loin des rivages bruyants
Egarer l’ancre
Rompre les amarres

Suivre l’appel
De l’intime horizon
Frôlement d’aile